Baromètre de la Science Ouverte

Préambule

Depuis 2019, l’université Lyon 1 s’est dotée d’un baromètre de la science ouverte, déclinaison locale du Baromètre national mis en place par le Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche. Ce baromètre a pour objectif de mesurer l’évolution de la science ouverte à travers des indicateurs portant sur les publications et les thèses, et depuis quelque temps, les données, codes et logiciels.

La méthodologie utilisée est celle proposée par l’université de Lorraine. Seules les publications pourvues d’un DOI sont analysées. Les sources utilisées pour constituer la liste des DOI sont le Web of Science, Pubmed et HAL. De ce fait, la liste des publications recensées n’est pas exhaustive.

Avertissement : les graphiques présentés ci-dessous sont évolutifs dans le temps. Comme le périmètre d’analyse varie légèrement d’année en année, les comparaisons pluriannuelles ne sont pas pertinentes.
 

Analyse BSO 2026

Les données brutes ont été recueillies en décembre 2025 et portent sur les publications avec DOI publiées entre 2013 et 2024. En mars 2026, les publications de l’année 2024 sont ouvertes à 79%, un taux bien supérieur à la moyenne nationale (62%).


Ouverture des publications

Le taux d’ouverture des publications reste stable, passant de 80% l’an dernier à 79% cette année. L’écart avec la moyenne nationale (62%) continue lui de se creuser pour atteindre 17 points (15 points l’an dernier).

Cette légère diminution du taux d’ouverture des publications s’explique par une modification des données d’Unpaywall, qui est utilisé pour détecter l’accès ouvert des publications. Cette modification des données a induit une diminution uniforme de l’indicateur sur l'ensemble des années suivies depuis 2013. Dans ce contexte, le résultat 2026 doit être interprété comme la confirmation d'un plateau plutôt que comme une baisse effective de l'ouverture des publications.

Concernant la répartition entre voie verte et voie dorée, on observe une augmentation de l’accès par archive ouverte uniquement (+3%), et une diminution de l’accès sur le site éditeur uniquement (-3%) ou combiné site éditeur + archive ouverte (-2%). Cette tendance est l’inverse de celle constatée l’an dernier, et montre peut-être la méfiance croissance des chercheurs face au modèle économique Gold, que ce soit via le paiement d’APC ou via les accords transformants.
 


Les archives ouvertes, une pratique établie mais qui ne se résume pas à HAL

Dans l'ensemble, la part des publications Lyon 1 disponibles dans une archive ouverte (HAL, ArXiv, Pubmed etc.) reste nettement supérieure aux proportions constatées au niveau national avec 71% des publications parues en 2024 qui sont disponibles par ce biais, contre moins de une sur deux au niveau national (47% des publications parues en 2024).

A l’instar de la situation nationale, HAL, PubMed Central, arXiv et bioRxiv sont les archives qui ont accueilli le plus de publications de l’UCBL de 2024. HAL accueille 53% des publications 2024 des chercheurs de Lyon 1, soit une hausse de 6% par rapport à l’an dernier. Un chiffre qui se situe bien au-delà de la moyenne nationale actuelle (30%).


Des différences disciplinaires presque effacée

Du fait des changements méthodologiques du BSO, des différences disciplinaires sont à nouveau sensibles cette année alors qu’elles étaient presque effacées l’année dernière. Toutes les disciplines avoisinent un taux d’accès ouvert de 80%, à l’exception des sciences sociales (59%), des sciences humaines (72%) et de la recherche médicale (71%). Le taux d’accès ouvert dépasse par ailleurs le niveau national dans toutes les disciplines sans exception.

Les modes d'ouverture diffèrent sensiblement d'une discipline à l'autre :

  • L’ouverture simultanée sur le site de l’éditeur et en archive ouverte reste majoritaire dans la plupart des disciplines, sauf en informatique (où l’auto-archivage est une norme) et en chimie (où les frais de publication en Open Access sont élevés et non couverts par des accords transformants, sauf pour la RSC).
  • Le taux d’ouverture via une archive ouverte uniquement est en hausse dans toutes les disciplines, sauf les sciences physiques et astronomie ainsi qu’en informatique et sciences de l’information. L’accès ouvert sur le site de l’éditeur uniquement est faible dans toutes les disciplines et en forte baisse dans le domaine de la recherche médicale, ce qui est un effet probable de la dernière campagne HCERES qui a eu un fort impact sur les dépôts dans HAL.


Une transformation des modèles économiques lente, laborieuse, difficile

Concernant les publications ouvertes sur les sites éditeurs, la part des revues Full Open Access (appelées aussi Gold ou Full Gold) est en légère baisse après une forte augmentation ces dernières années. La part des revues hybrides est en revanche toujours en augmentation, atteignant 37% des articles parus en 2024 (contre 49% pour les articles parus dans des revues Full Gold). Cette augmentation des publications en accès ouvert dans les revues hybrides est sans aucun doute un effet des accords transformants, notamment la licence nationale Elsevier effective depuis janvier 2024, qui permet la publication en open access sans frais pour les auteurs.

La part du modèle Diamant est relativement stable depuis 2013, et concerne 8% des articles publiés en 2024.

Le coût des APC est en revanche plus élevé pour les revues Gold que pour les revues hybrides.


9 thèses sur 10 accessibles sur HAL

Alors que ce sont environ les ¾ des thèses françaises soutenues à partir de 2020 qui sont disponibles en libre-accès sur Internet, le taux d’accès ouvert des thèses Lyon 1 approche les 90% depuis 2019.
À noter que pour les années de soutenance les plus récentes, le taux d'ouverture apparaît légèrement plus bas notamment à cause des délais d'embargo d'un an en moyenne.
 

Mention et partage des données

Bien que cela ne soit pas encore une habitude majoritairement répondue, la part des publications mentionnant la production de données est en hausse (40% des publications en 2024), et celle des publications mentionnant le partage de leurs données également (26%). Les différences entre disciplines sont très fortes tant en ce qui concerne la production que le partage des données.

 

Indicateurs généraux sur les publications

Indicateurs par discipline

Indicateurs par éditeurs

Indicateurs par archives ouvertes

Indicateurs sur les thèses

Indicateurs sur les données

Indicateurs sur les codes et logiciels

Indicateurs sur les jeux de données